Conférence de presse de Nicolas Sarkozy du 8 janvier 2008

Publié le par Christophe Rossignol

Conférence de presse de Nicolas Sarkozy du 8 janvier 2008 Réaction presse de Cécile Duflot, secrétaire nationale Il est très particulier d’avoir à réagir à un évènement qui est plutôt de l’ordre de la communication que de la politique. Le président de la République a poursuivi ce qui ressemble de plus en plus à un show alors que les citoyens attendaient des réponses précises sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le financement et le respect réel des engagements du Grenelle de l’environnement.... Le président fait une fois de plus un numéro d’auto satisfaction et sort de son chapeau de prestigitateur une réforme du préambule de la constitution et un comité d’experts chargé de réfléchir sur les "instruments de mesure de la croissance". Puisque c’est la période des voeux, nous conseillons notamment au président la lecture du rapport "Reconsidérer la richesse" de Patrick Viveret remis au Secrétaire d’Etat à l’Economie Solidaire , le Vert Guy Hascoët ou encore les oeuvres d’ André Gorz et d’Edgar Morin.... Nous espérons en ce début d’année 2008, qu’après Al Gore et Wangari Mathai, sa rencontre avec 2 nouveaux prix Nobels lui permettront de comprendre qu’on ne peut a la fois célébrer l’ultra liberalisme au medef et mettre en place des politiques de protection de la planète efficace, qu’on ne peut augmenter son propre salaire de 170 % et traiter les chômeurs de paresseux, qu ón ne peut gloser "sur la nécessité de garantir à tous un égal accès à la qualité des soins" et mettre en place les franchises médicales, que la justice sociale est liée a la justice environnementale... Oui, les écologistes le disent depuis plus de 20 ans, il faut d’autres instruments pour mesurer la qualité de la vie telle que "les indicateurs de développement humain" élaborés par le programme des nations Unies pour le développement (PNUD). Oui il est absurde que par exemple, les 120 milliards de coûts directs des accidents de la route contribuent à la croissance de notre produit intérieur brut. Mais quel que soit la qualités des instruments, il faut s’en servir avec cohérence et sincérité. Ce grand écart permanent entre les discours et les actes ne fait que renforcer la défiance envers le politique. Il décrédibilise le sens même du débat démocratique en mélangeant tous les sujets et toutes les options politiques sans discernement tout en poursuivant dans les faits une politique désastreuse pour l’avenir de notre pays et de ses habitants. Cécile Duflot

Publié dans Info les Verts

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