Les ONG et les municipales

Publié le par Christophe Rossignol

Les ONG à l’assaut des municipales 09/01/2008 14:19 Après leur coup d’éclat lors de l’élection présidentielle, les ONG environnementales comptent maintenant peser sur les municipales. Mais les enjeux très locaux du scrutin rendent leur démarche plus difficile. par Claire Avignon Comme lors de la campagne présidentielle, c’est la Fondation Nicolas Hulot (FNH) qui a débuté les hostilités. Mais cette fois-ci, pas question d’organiser une grande manifestation médiatique au cours de laquelle tous les candidats des 36.000 municipalités signeraient le «pacte écologique». «D’abord, c’est compliqué. En plus, nous n’avions pas envie de faire la même chose qu’en 2007», explique Manuela Lorand, de FNH. La fondation a donc sorti, mardi 8 janvier, un «guide de l’éco-électeur» qui résume les principaux enjeux environnementaux des communes. «Les 750.000 signataires du pacte veulent devenir des acteurs, ils veulent se mobiliser. Nous leur donnons quelques clés pour décrypter le programme environnemental des candidats», continue Manuela Lorand. Des clés qui peuvent aussi servir aux candidats pour construire leur programme. Certaines associations, comme France nature environnement (FNE) et WWF, n’ont encore rien prévu, mais d’autres se sont déjà organisées pour influer sur le scrutin de mars. L’Alliance pour la planète qui regroupe de nombreuses ONG (Amis de la terre, Greenpeace, WWF etc.) et dont l’une des premières actions avait été de noter les programmes des candidats à l’élection du président de la République, ne sera toutefois pas réquisitionnée: «C’est trop compliqué. L’Alliance se focalise sur les enjeux nationaux», justifie Anne Bringault, directrice des Amis de la terre. C’est donc en ordre dispersé que l’offensive va se faire. Les Amis de la terre ont déjà prévu de lancer une campagne, dès le 21 janvier, sur le traitement des déchets organiques. «Nos adhérents et nos sympathisants vont envoyer une lettre-type pour connaître les intentions des postulants concernant ces détritus. Ceux-ci représentent 25% de la masse d’une poubelle et continuent à être incinérés. Nous voulons que les candidats s’engagent à équiper les foyers de composteurs individuels, ou bien à créer des plates-formes par quartier». De son côté, Greenpeace va, dès le 20 janvier, adresser un courrier aux candidats aux 30 plus grandes villes françaises leur demandant leur position sur plusieurs points précis: les achats publics responsables (bois et véhicules émettant moins de 120 grammes de CO2 par kilomètre), l’utilisation de papier recyclé et d’ampoules à basse consommation énergétique, la construction de bâtiments économes en énergie, et le développement de l’alimentation bio dans les cantines scolaires. «Nous communiquerons les résultats à la presse locale au fur et à mesure des remontées des questionnaires», précise Emmanuelle Brisse, directrice de communication de Greenpeace. Agir pour l’environnement va se concentrer sur les programmes des candidats aux trois principales villes françaises: Paris, Marseille et Lyon. «Mais nous sommes conscients que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Le devenir du pacte écologique lors de la présidentielle nous incite à la méfiance», précise Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement. Avant la décision de reporter l’examen du projet de loi, les ONG se retrouvaient, malgré tout, dans le combat sur les OGM, qu’elles comptaient transformer en enjeu municipal, sénateurs et députés étant très souvent également maires. Agir pour l’environnement avait ainsi prévu de publier la liste des candidats qui auraient voté pour le projet de loi afin qu’ils fassent l’objet d’un «vote sanction» aux municipales, selon les termes de Stephen Kerckhove http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=13094&idThema=7&idSousThema=43&type=JDE&ctx=291

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