Jamais sans les Verts

Publié le par Christophe Rossignol

Revue de presse campagne/Paris Denis Baupin tance vertement Delanoë et Panafieu lors du lancement de sa campagne à Paris PARIS (AFP) — Denis Baupin, candidat des Verts à la mairie de Paris, a jugé mardi soir que Bertrand Delanoë avait "eu de la chance de (les) avoir" pour partenaires et que "grâce à eux, il n'a pas été l'otage des barons socialistes". "Sans nous, jamais il n'aurait pu convaincre ses propres alliés de mener la politique audacieuse dont il se prévaut aujourd'hui", a affirmé, lors d'un meeting de présentation du programme des Verts Paris, M. Baupin, 45 ans, adjoint aux transports du maire PS dans la mandature qui s'achève. M. Baupin donnait le coup d'envoi de sa campagne municipale à l'espace Saint-Martin à Paris, devant plus de 250 personnes, en présence de l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, des députés Yves Cochet et Martine Billard ainsi que de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. "Certains disent que Delanoë a été l'otage des Verts", a lancé l'élu parisien. "La vérité, c'est plutôt que grâce à nous, il n'a pas été l'otage des barons socialistes", otage qu'il risque de devenir "au vu de ses ambitions nationales". Revendiquant leur bilan, M. Baupin a estimé que les Verts n'avaient pas fait de surenchère : "Nous avions simplement un temps d'avance", a-t-il dit, pastichant le slogan de Delanoë, "Paris, un temps d'avance". "Qu'aurait été le débat politique à Paris sans les Verts?", a lancé M. Baupin. "Qui aurait posé les débats dérangeants?","qui aurait mis le doigt là où ça fait mal?" Il a aussi ciblé Nicolas Sarkozy : en matière d'écologie, il faut se méfier des "contrefaçons", a-t-il prévenu. On ne peut "se dire écologiste et en même temps sauter comme un cabri en répétant +croissance, croissance, croissance+". Quant à l'UMP Françoise de Panafieu, elle "brigue la lointaine succession du présumé innocent Jacques Chirac" en compagnie de gens "qui sont plus que mouillés" dans les affaires, a-t-il accusé. Pour le leader écologiste, Mme de Panafieu n'est que la "marionnette" de Sarkozy "qui lui a dit qu'il fallait qu'elle soit pour les tours" ou "pour le Grand Paris alors qu'elle était contre". Exhortant les Parisiens à "utiliser le vote Vert au premier tour" pour continuer "la mutation écologique de Paris", M. Baupin a cité le maire du IIème Jacques Boutault, seul maire Vert de la capitale, un "exemple" sur lequel on doit s'appuyer "pour convaincre les Parisiens" qu'"ils doivent en revendiquer 20. Et même 21!", a-t-il lancé, très applaudi. Déclinant son programme, M. Baupin a pris des accents à la Martin Luther King, avec un leitmotiv "Je rêve d'un Paris solidaire... Je rêve d'un Paris qui refuse le tout-répressif... Je rêve d'un Paris toujours plus vert... qui se veuille exemplaire au monde".Jamais sans les Verts Les écologistes espèrent un résultat à deux chiffres au premier tour Asphyxié par Delanoë, Baupin cherche de l'air MATTHIEU ÉCOIFFIER LIBERATION mercredi 16 janvier 2008 http://www.liberation.fr/actualite/politiques/304195.FR.php Paris a-t-il vraiment «besoin des Verts» ? «Oui, sans bémol, si vous voulez une ville écologiquement et socialement moderne», a martelé hier soir Daniel Cohn-Bendit lors du premier meeting de Denis Baupin, tête de liste écologiste aux municipales à Paris. Après avoir traité Nicolas Sarkozy de «soixante-huitard contrarié qui a repris le "jouir sans entrave" pour lui-même mais devrait arrêter de nous casser les pieds» avec sa vie privée, le député Verts européen a ciblé le maire de Paris : «Je trouve ringard de dire que si les Verts ne sont pas avec le PS dès le premier tour, ils verront ce qu'ils verront. Delanoë ne peut se passer des Verts.» Un renfort bienvenu pour Baupin qui peine à exister face au maire socialiste sortant, dont il est l'adjoint aux Transports. Khmer vert. La liste autonome des Verts est pour l'heure créditée de 6 % dans les sondages - la moitié du score obtenu en 2001 - et Delanoë affuble du label «haute qualité environnementale» (HQE) la quasi-totalité de son projet, condamnant l'écologiste à se radicaliser en Khmer vert antivoiture. Baupin propose-t-il de taxer le périphérique pour financer les transports collectifs ? Delanoë annonce, une semaine après, 2 000 «autolib'», des voitures propres en libre-service. Les Verts demandent-ils la prolongation du tramway des Maréchaux jusqu'à la Porte d'Asnières ? Delanoë leur emboîte le pas. Bref, le candidat socialiste marque son ancien (et probablement futur) collaborateur à la culotte, histoire d'accréditer la thèse défendue par une partie des Verts selon laquelle il aurait mieux valu, compte tenu de la puissance de feu de Delanoë, négocier une alliance dès le premier tour. «Le score naturel des Verts à Paris, c'est 10 %. En dessous, ce serait un grave échec», prévient Jean-Vincent Placé, patron des Verts franciliens. «Expérience». «Le poids de l'écologie politique au sein de la future majorité sera fixé par les électeurs», martèle Baupin, pas par des négociations d'appareils. Il persiste donc dans sa stratégie : se présenter comme le candidat de la «rupture écologique» en faisant des propositions chocs - «la polémique nous permet d'exister». Le tout avec l'espoir que les Parisiens préféreront les candidats d'«expérience» aux nouveaux convertis. «On ne peut sauter comme un cabri en disant "croissance ! croissance !" et se prétendre écologiste», lâche-t-il à propos de son rival socialiste. Pour moi, autolib', c'est pas écolo. Ce système risque de ramener vers la voiture les utilisateurs du vélib', du bus et du métro.» Le programme de Baupin ne comprend pas que des mesures punitives : y figurent aussi un revenu parisien universel, une aide pour que personne ne vive en dessous de 817 euros par mois, la mise en place d'une «carte fruits et légumes», via un chèque mensuel de 40 euros pour les ménages modestes. «Plus le score des Verts sera élevé, moins il y aura de tours à Paris et plus il y aura de chance que le tramway soit prolongé, résume le candidat. On peut voter écolo au grattage et Verts-Delanoë au tirage», a-t-il lancé aux 250 militants rassemblés. Une façon de préparer le retour au bercail de l'union entre les deux tours. http://www.metrofrance.com/fr/article/2008/01/15/22/3535-37/index.xml Jamais sans les Verts A l'occasion de l'annonce de leur programme pour 2008-2014. les élus, militants et têtes de liste pour Paris ont clairement fait comprendre que sans eux, la politique depuis sept ans n'aurait pas été la même. "Nous ne sommes pas des olibrius qui s'habillent en peaux de mouton", a lancé leur porte-parole, Véronique Dubarry. Pour le parti, les Verts c'est "la modernité". Attaques directes Daniel Cohn-Bendit, venu soutenir Denis Baupin, candidat Vert aux municipales, a attaqué de front : "Nous avons un président de la République soixante-huitard, qui a repris le slogan de 68 "jouir sans entrave" pour lui-même et qui le démontre tous les jours. Ce que je ne lui reproche pas d'ailleurs. Il a le droit de vouloir jouir partout, quand il le veut", a-t-il ironisé. L'eurodéputé n'a pas non plus épargné Bertrand Delanoë : "Je trouve d'une petitesse, pour quelqu'un qui voudrait être président, de dire : 'Si les Verts ne veulent pas être avec moi dès le premier tour, ils verront ce qu'ils verront'…" Quant au Modem, il a, selon Daniel Cohn-Bendit, "raté son coup", faisant référence aux élus de droite et des Verts qui l'ont rejoint. Et vraies annonces Denis Baupin, lui, a été moins offensif, mais tout aussi direct. Appelant les électeurs à voter Vert au premier tour et garantissant une alliance avec le Parti socialiste au second, le candidat a fait valoir son programme ambitieux. Pour l'environnement, il promet trente hectares d'espaces verts supplémentaires et cent nouveaux jardins partagés, la réalisation d'une coulée verte pour remplacer les voies sur berge ou encore l'aménagement de la petite ceinture. Pour le reste, il annonce entres autres : 9 000 logements sociaux par an, la création de 25 000 emplois dans les écofilières, du bio dans les cantines, ou encore la création d'un revenu parisien universel pour que personne ne vive au-dessous du seuil de pauvreté, la mise en place d'un péage sur les autoroutes… Tout un programme !

Publié dans Info les Verts

Commenter cet article