Libé a Tours : François Lafourcade candidat des Verts

Publié le par Christophe Rossignol

Le 23 janvier, libé consacrait 2 pages aux élections municipales de Tours. Pas de chance, je ne peux retrouver l´article consacré au maire de Tours sur le site, dommage, en particulier pour la photo qui accompagnait cet aricle et qui fit beaucoup parler les tourangeaux. Vous ne trouverez donc ci-dessous que les articles consacrés aux Verts et a la Droite. Une remarque, RDDV a raison de dire que Peltier "est d’extrême droite", et le soutien des caciques de la droite dont le pdt du Conseil Géneral a cet individu est choquant et déshonorant, espérons que les électeurs démocrates s´en souviennent... François Lafourcade candidat des Verts QUOTIDIEN : mercredi 23 janvier 2008 Malgré des tractations de dernières minutes avec le Parti socialiste François Lafourcade conduira une liste autonome des Verts au premier tour «La proposition que nous a faite le PS n’est pas recevable», explique la nouvelle tête de liste écologiste, conseiller municipal depuis six ans. «Pour nous, il faut aller beaucoup plus loin en matière écologique : sur le tramway, les logements sociaux à haute efficacité énergétique, les déplacements en vélo, le bio dans les cantines…» Aux dernières élections municipales en 2001, la liste verte menée par David Martin avait capté près de 7,5 % des suffrages, ce qui permit aux Verts de compter quatre élus au conseil municipal. Pour François Lafourcade, le départ de David Martin vers le Modem ne pénalise pas le parti écologiste : «Le divorce était prononcé depuis longtemps. Ça ne change rien à la donne.» Après douze ans passés chez les Verts, David Martin, encouragé par Jean-Luc Bennahmias, député européen vert passé chez François Bayrou, ne sera finalement pas le candidat du Modem qui, sauf nouveau coup de théâtre, sera le grand absent des municipales http://www.liberation.fr/actualite/politiques/305590.FR.php ...................................... Elections Municipales 2008 Tours : Donnedieu, le dernier jugement Le candidat de l’UMP et ancien ministre de la Culture ne fait pas l’unanimité à droite. Il défie, en position de faiblesse, le maire (PS) sortant, Jean Germain. Curieusement, RDDV paraît ragaillardi. Affûté comme un sportif de hau niveau qui dissimule tous signes de faiblesse ou de courroux. RDDV o Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la Culture de Jean-Pierr Raffarin et de Dominique de Villepin, mal remis de son état de disgrâc sarkozyste. Et pas tout à fait consolé d’avoir récemment été nomm ambassadeur «chargé de la dimension culturelle de la présidence française de l’Union européenne» par le gouvernement. RDDV ou le candidat UMP à la mairie de Tours qui s’est mis dans la peau de celui qui n’a plus rien à perdre. Décidé à ne pas accepter que ce scrutin soit joué d’avance face au maire (PS) sortant, Jean Germain (60 ans), candidat à un troisième mandat. Schizophrène. Le challenge n’est pas simple. Battu aux législatives de juin, Renaud Donnedieu de Vabres, 53 ans, doit en plus faire face au trublion de la droite, Guillaume Peltier. Numéro 2 du Mouvement pour la France (MPF), ce dernier s’appuie sur les 6 % qu’il a obtenus aux législatives pour tenter de jouer le troisième homme. Officiellement, la candidature de cet ancien du FN de 31 ans n’est pas soutenue par l’UMP. Mais les cadres du parti se livrent à un double jeu pour le moins schizophrène. A l’image de Philippe Briand, député d’Indre-et-Loire, maire de Saint-Cyr-sur-Loire et président de la fédération départementale de l’UMP : «Renaud est notre candidat naturel, la question de mon soutien ne se pose pas. Mais j’aurais bien aimé que Guillaume soit sur sa liste. Il y avait la place pour deux.» Agacé, Donnedieu refuse tout contact : «Peltier est d’extrême droite, je n’en veux pas sur ma liste !» Il milite pour que l’UMP place un candidat face à Peltier aux cantonales. Au lieu de clarifier la situation, la direction nationale de l’UMP a envoyé un fax appelant les instances départementales à laisser le champ libre à Peltier. De quoi faire bondir les proches de Donnedieu. «C’est très énervant», s’indignait l’un d’entre eux samedi lors de la présentation de la liste de RDDV. «Le parti laisse planer une ambiguïté malsaine. Peltier se présente face à nous aux municipales tout en étant adoubé pour les cantonales. C’est contraire à nos statuts. Cela prouve que certains aimeraient se payer Renaud. Son profil, son histoire son parcours et son bagage font trop d’envieux.» Une critique acerbe que d’autres poussent plus loin : «Au fond, Renaud n’a jamais vraiment été accepté. Ce qui dérange le plus ? Qu’il ne soit pas tourangeau de naissance.» «Endettement». A défaut de pouvoir compter sur toutes les figures de la droite locale, RDDV s’est concocté une liste d’ouverture comptant seulement sur cinq sortants. «Il y a des déçus. Mais j’avais besoin d’un nouveau souffle», se justifie RDDV, qui, malgré ces crocs-en-jambe issus de son propre camp, entend maintenant passer à la vitesse supérieure. Après un été de mise au vert, l’ex-pensionnaire de la rue de Valois a élaboré son projet articulé autour d’un ambitieux volet culturel (festival de l’Italie, grand centre d’art contemporain en centre-ville, festival international des dessins d’enfants…). Et pour prendre à défaut le maire sortant, il tire à boulets rouges sur le projet de tramway, le bilan financier des deux mandatures ou l’absence d’événements culturels d’envergure : «Tours a pris un retard considérable sur des villes voisines comme Le Mans ou Angers. Il manque une véritable ambition pour la ville. Quant au niveau d’endettement, il est faux de dire que Jean Germain a fait un travail exemplaire.» Face à cette stratégie offensive, le maire PS temporise. «Mon bilan financier ? C’est la chambre régionale des comptes qui a constaté une réduction de moitié de l’endettement par habitant en douze ans. Le tramway ? Il ne fera pas augmenter les impôts locaux puisqu’il sera financé par le Sitcat [Syndicat Intercommunal des transports en commun de l’agglomération tourangelle , ndlr].» Jean-Patrick Gille, ex-premier adjoint PS et député de la 1re circonscription d’Indre-et-Loire, prend la défense de son mentor : «Franchement, c’est pas sérieux. Qui peut contester son bilan financier ? C’est un spécialiste de la matière, il en était professeur à l’université. Il s’occupe aussi personnellement des finances de la région et de l’hôpital. Que Donnedieu attaque sur ce terrain signifie bien qu’il n’a pas grand-chose à mettre en avant !» A défaut de faire lever les foules sur son passage, Germain suscite l’adhésion et la bienveillance des Tourangeaux de gauche comme de droite. Le sens du consensus lui permet de ratisser large et de compter sur l’appui d’anciens Modem comme Colette Girard, des communistes, des radicaux de gauche et peut-être des verts. L’homme la joue «force tranquille», serein mais prudent : «En 1995, j’étais donné perdant. En 2002, Tours était souvent citée parmi les villes qui pouvaient basculer à droite. Même à Solferino [siège du PS à Paris], on doutait de ma victoire. Là, je suis donné favori. Pour quels résultats ? Franchement, je me méfie des pronostics. Mais je n’ai pas peur.» «Ambitieux». Ce troisième mandat devra parachever ses grands dessins pour la ville. «Le premier mandat a été celui des fondations, il a fallu initier le désendettement de la ville. Le deuxième a été celui de la concrétisation de grands projets comme la médiathèque François-Mitterrand, l’arrivée d’Ikea, les pôles de compétitivités, la mise en route du projet de tramway… Le troisième sera ambitieux, mais respectueux de la ligne budgétaire.» La priorité sera portée à l’emploi et à l’activité économique. «C’est la clé. On doit faire plus encore pour attirer de nouvelles entreprises. C’est pour cette raison que nous allons, par exemple, équiper la ville en Internet à très haut débit !» Fidèle à ses habitudes de campagne, il révélera son programme et sa liste (renouvelé à un tiers) à la fin du mois. Avec un temps de retard sur ces deux rivaux. Mais pour lui, comme pour Jean-Patrick Gille, pas question de se laisser embarquer : «Partir trop vite aurait été une erreur, nous ne sommes pas outsiders !» XAVIER RENARD /www.liberation.fr/actualite/politiques/legislatives2008/unevilleaujourlejour/305597.FR.php

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