L'écologie, matrice des politiques publiques

Publié le par Christophe Rossignol

L'écologie, matrice des politiques publiques Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, est venue hier à Strasbourg inscrire la campagne de la liste conduite par Alain Jund dans la « stratégie nationale » du parti écologiste. « Nous sommes les seuls à avoir le même programme à Lille, à Marseille et à Strasbourg », dit Cécile Duflot en brandissant le « manifeste de la ville en vert » tout frais sorti de l'imprimerie. Entourée par Jacques Muller, sénateur-maire de Wattwiller, en première ligne dans la bataille contre les OGM, et par Marianne Isler-Béguin, députée européenne, la secrétaire nationale des Verts a apporté ses encouragements hier soir au Ciarus à Strasbourg, devant environ 150 personnes, à la liste strasbourgeoise des Verts, conduite par Alain Jund et Marie-Dominique Dreyssé. « Ils mènent une campagne pertinente dans un paysage bouleversé où se nouent des alliances contre nature », dit Cécile Duflot.  Allusion à la défection de son prédécesseur au secrétariat national des Verts, Yann Wehrling, qui a rejoint le MoDem, remettant en cause le fonctionnement interne et la stratégie des Verts. « S'il ne s'estime pas tenu par des engagements de vingt ans, qu'il ne donne pas de leçons sur l'éthique de notre fonctionnement. Le projet politique du MoDem est une boîte vide et son mode présidentialiste et autocratique ne peut pas nous séduire », réagit Cécile Duflot, en rappelant que les Verts ont, eux, réformé leurs statuts en janvier, avec l'approbation de 80 % des adhérents. Les grandes villes concentrent les stigmates de la planète  Pour les Verts, « l'écologie politique doit être la matrice des politiques publiques » et elle ne peut être portée par des listes « verdies » pour les besoins du marketing. « On ne fait pas de politique localement sans s'intéresser à l'ensemble de la planète, sur laquelle les politiques menées à Strasbourg ont un impact », dit Cécile Duflot. Les grandes villes « concentrent les stigmates de la planète », ajoute Alain Jund, qui compte bien contribuer à faire basculer la ville à gauche. Quitte à faire alliance au second tour avec le PS de Roland Ries. « Sans ostracisme » (envers un éventuel autre allié... le MoDem).  La tête de liste des Verts cite le Zénith, récemment inauguré, comme « le symbole de tous les contresens » : problèmes de déplacements, culture du grand spectacle, et surtout, pas un seul centimètre carré de panneau solaire sur cette immense surface couverte. « Nous sommes partis pour gagner. Si les Verts ne recueillent pas un score important, personne d'autre ne défendra leurs projets écologiques », dit Alain Jund. C.K. Édition du Mercredi 13 fév. 2008 http://www.dna.fr/local/region/20080213_DNA002760.html Alain Jund et Cécile Duflot, hier, lors d'une conférence de presse au local de campagne des Verts. (Photo DNA - Laurent Réa)

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