Verts: "un signal politique de renouvellement" (Cécile Duflot)

Publié le par Christophe Rossignol

1994-2008 AFP Verts: "un signal politique de renouvellement" (Cécile Duflot)
MUNICIPALES-RÉACTION-PARTIS-VERTS - 16/03/2008 22h28 - AFP
PARIS, 16 mars 2008 (AFP) - Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a jugé dimanche que le second tour des municipales était "un signal politique de renouvellement" pour son parti.
Interrogée par l'AFP, Mme Duflot a estimé qu'il y avait un "vrai signal de renouveau politique" dans ces résultats, avec le succès de Dominique Voynet à Montreuil notamment.
"Le renouveau de la gauche au XXIe siècle passe par l'écologie politique et cela remet en cause ce qui a été fait au Grenelle de l'environnement, de considérer que tout le monde pouvait faire de l'écologie", a-t-elle jugé. "Ceux qui ont un vrai projet de transformation sociale maintenant, ce sont les Verts", a estimé Mme Duflot.
Elle a distingué "plusieurs éléments importants" pour son parti: après la rénovation des statuts, les municipales, viendront "les assises de l'écologie et de la solidarité".
"On a ramé pendant les difficultés. On n'a pas lâché prise", a-t-elle jugé, observant que les Verts avaient réalisé de "très bons scores qui nous sont favorables en conseillers généraux et maires".
"On est représenté dans les petites communes et dans les grandes villes", a-t-elle fait valoir, estimant qu'"il est faux de dire que les Verts, c'est un projet politique pour les grandes villes. Il y a beaucoup d'élus ruraux et de maires ruraux".
cp/lum/abx © 1994-2008 AFP Verts: des municipales qui donnent le "signal d'un renouvellement"
(ACTUALISATION, PAPIER D'ANGLE) MUNICIPALES-PARTIS-VERTS - 17/03/2008 01h00 - AFP Par Christine POUGET PARIS, 16 mars 2008 (AFP) - Les Verts confirment au second tour des municipales leur "petite renaissance" du premier tour, bénéficiant de la forte poussée à gauche et l'emportant dans la ville de Montreuil avec Dominique Voynet, même si leur score à Paris est décevant.
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, interrogée par l'AFP, a vu dans ce second tour, un "signal politique de renouvellement". Elle avait parlé dimanche dernier de "petite renaissance" des Verts, sonnés après leurs échecs successifs à la présidentielle (1,57%) et aux législatives (3,25%, quatre députés).
C'est précisément leur ancienne candidate à la présidentielle, Dominique Voynet, qui prend une revanche politique. Elle bat avec 54,1% le maire apparenté PCF Jean-Pierre Brard, qui dirigeait depuis 24 ans la ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis), première du département et 4e d'Ile-de-France.
"Après les bons résultats des listes autonomes des Verts obtenus la semaine dernière et des listes de la gauche au second tour, les Verts vont compter plus d'élus municipaux que lors de la mandature précédente", se félicite Anne Souyris, porte-parole du parti.
"Il y aura plus d'élus Verts qui pourront faire au niveau local les politiques écologiques qu'on ne mène pas au niveau national", juge-t-elle.
"On aura également de nouveaux conseillers généraux, en Loire-Atlantique et dans le Centre", note Michel Bock, délégué aux élections.
En Savoie, les Verts, soutenus par la gauche, gagnent un canton à Chambéry-sud. Au premier tour, les Verts étaient partis seuls à la bataille dans un tiers des 39 villes de plus de 100.000 habitants, dans 32 villes de plus de 20.000.
Au second, ils ont fusionné dans la plupart des cas avec leurs alliés traditionnels, le PS, mais se sont maintenus dans six villes de plus de 20.000 habitants: Grenoble, Montpellier, Roubaix, Villejuif, Montreuil et Pointe-à-Pitre.
Selon les Verts, dans plusieurs villes, la fusion avec le PS n'a pu se faire, "malgré la volonté des Verts", les socialistes n'en ayant pas voulu.
Exemple de fusion réussie: à Valence, l'ex-députée Verte Michèle Rivasi devient numéro 2 de la ville derrière le nouveau maire, le socialiste Alain Maurice. Les Verts y avaient obtenu 19,46% au premier tour.
Ils se sont maintenus dans 17 villes de plus de 3.500 habitants, selon M. Bock.
Les triangulaires leur ont même permis de progresser: à Roubaix, les Verts atteignent 18% (13,6% au premier tour). A Grenoble, ils réalisent 22,49% alors que dimanche dernier, ils avaient déjà réalisé avec 15,5% leur meilleur score depuis 10 ans. A Montpellier, les Verts ont atteint 18,6% (11,1% au premier).
A l'Ile-Saint-Denis, le maire Vert Michel Bourgain est réélu.
A Paris, le tableau est beaucoup plus sombre: les listes Vertes ont obtenu au premier tour 6,7% (12,3% en 2001), avant de fusionner avec les listes de Bertrand Delanoë. Denis Baupin, leur leader, a été élu conseiller de Paris, au second tour.
Au terme d'un accord avec le PS, ils n'obtiennent que 9 conseillers de Paris, alors qu'ils en avaient 23 en 2001. Ils gardent le seul maire d'arrondissement Vert, Jacques Boutault, dont la liste fusionnée avec le PS, a atteint 68,3% des voix, dans le IIe arrondissement.
Lors de leur Parlement (CNIR, Conseil national Interrégional) prévu les 29 et 30 mars, le "comportement" des alliés socialistes sera analysé.
"On ne peut concevoir des relations uniquement sur la matraque et les rapports de force qui confinent à l'hégémomie", juge Jean-Vincent Placé, chef de file des Verts francilien.
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