Italie, Voter pour Arnold Cassola député Vert

Publié le par Christophe Rossignol

Si vous des avez des amies italiens qui peuvent voter, n´hésitez pas a les mobiliser pour voter pour Arnold Cassola député Vert : http://www.arnoldcassola.com/
Attention Il faut leur préciser qu´íl faut voter pour la sinistra l´arcobaleno et de bien noter le non de Cassola, faites passer le message chaque voix compte
Ci dessous des infos
Avec Fausto Bertinotti, la Gauche arc-en-ciel veut allier le combat social et écologiste
LE MONDE | 07.04.08 | 15h32
Ils ont les cheveux blancs et le coeur serré. Pour la première fois, ils iront voter sans pouvoir cocher le marteau et la faucille.
Refondation communiste a cédé le pas à une liste unitaire de gauche, communiste et écologiste. "Il me manque, le vieux symbole, mais peu importe, avec la Gauche arc-en-ciel, on recommence", se satisfait Renzo en regardant tomber les premières gouttes de pluie sur Civitavecchia.
La nouvelle gauche radicale
La "Gauche arc-en-ciel", dont la création a été accélérée pour les élections, regroupe des formations et personnalités de gauche laissées pour compte de la transformation progressive de l'ancien Parti communiste italien en un parti de gauche réformatrice (Parti des démocrates de gauche), puis en un parti de centre gauche (Parti démocrate).
La coalition comprend le parti Refondation communiste, les communistes, les Verts et des dissidents des démocrates de gauche qui ont refusé de participer au Parti démocrate. En 2006, Refondation avait obtenu 5,8 % des voix à la Chambre et 7,3 % au Sénat.
Fausto Bertinotti, président de la Chambre des députés sortante, et tête de la liste arc-en-ciel, ne pourra pas tenir son meeting sur la place. Il faudra se rabattre sur le salon de l'association des dockers de cette ville portuaire de 50 000 habitants, à une heure au nord de Rome. Pas plus mal, reconnaît Giancarlo, qui s'arme d'un parapluie et de nostalgie pour le temps du Parti communiste italien. "Je les connaissais bien, moi, les Veltroni, les D'Alema, qui, aujourd'hui, sont heureux de s'être débarrassés de nous. Jeunes, ils voulaient lancer les bouteilles incendiaires et, maintenant, à force de poursuivre le centre, ils ont fini par trahir".
Les réformistes ont rompu avec la gauche radicale. Mais pas au niveau local. D'où une certaine schizophrénie chez les militants. Les propos de Gino De Paolis, candidat pour la Gauche arc-en-ciel au conseil provincial, sont ainsi plus nuancés : "L'expérience de ces quinze dernières années, au niveau local, a été bonne. Alors on continuera à travailler avec le Parti démocrate, on veillera au grain".
Mais, dans la salle, où doit prendre la parole "Fausto", c'est l'exécration qui l'emporte envers l'autre gauche. Enrico Luciani, docker et conseiller régional, doute même qu'elle puisse se définir encore telle. "Droite et centre gauche ont des programmes qui se ressemblent. Prenez les transports locaux dont je m'occupe : privatisation tous azimuts, avec risques pour les emplois et la qualité des services pour les banlieusards".
Alors on préfère se remonter le moral avec le titre d'un journal local sur le triomphe de l'équipe des dockers dans le championnat amateur de football : "L'Armée rouge inexorable"
MANIÈRES DE GENTILHOMME
A Civitavecchia, les militants sont prêts à parier sur un score, ici de 15 %. Dans cette ville à forte présence ouvrière avec une centrale à charbon contestée, l'union de la "vraie" gauche et de l'écologie, s'est faite d'elle-même.
C'est sur cette voie qu'insiste Fausto Bertinotti. Le centre gauche de Walter Veltroni met sur le dos de la gauche radicale les difficultés du gouvernement Prodi auquel Refondation communiste participait.
Or, pour M. Bertinotti, l'équipe du "professore" a échoué car "les deux temps préconisés, l'assainissement des finances d'abord, la relance ensuite, n'ont pas de sens alors que la précarité est en train de miner les attentes d'une génération qui sait déjà qu'elle aura une vie plus difficile que celle de ses parents".
Sara, chargée d'introduire l'orateur, se présente ainsi : "26 ans, licenciée, précaire". La lutte contre la précarité est le thème fort de la campagne de la Gauche arc-en-ciel avec celui de la flexibilité.
Pour M. Bertinotti, ce sont là les raisons de la naissance d'une nouvelle gauche qui devra se retremper dans l'opposition. Ses autres combats sont les salaires, les retraites et les nouveaux droits individuels. "Que répond-on à cette veuve d'un docker de Gênes, mort au travail à 38 ans, qui n'était pas marié ? Elle et sa fillette de 5 ans n'auront droit à rien parce que le pays est encore trop frileux pour reconnaître les droits des couples hors du mariage", lance M. Bertinotti.
Après son passage à la présidence de la Chambre, "Fausto", le communiste aux manières de gentilhomme anglais est de retour dans l'arène, pour la joie des militants.
Le Parti démocrate de Walter Veltroni tente de gagner les élections en rompant avec la gauche
LE MONDE | 07.04.08 | 15h32 • Mis à jour le 07.04.08 | 15h47 ISCHIA (CAMPANIE) ENVOYÉ SPECIAL
En "voileux" passionné, Massimo D'Alema n'a que mépris pour les bateaux à moteur. Si le ministre italien des affaires étrangères a pris une vedette, samedi 5 avril entre Naples et Ischia, c'est uniquement pour aller porter la bonne parole du Parti démocrate (PD, centre-gauche) aux électeurs insulaires avant les élections législatives des 13-14 avril. "La campagne électorale n'a pas encore donné son verdict, leur a expliqué l'ancien président du Conseil. Les indécis doivent comprendre que ce grand parti n'est pas né pour combattre la droite, mais pour affronter positivement les problèmes du pays."
Compagnon de route de Walter Veltroni depuis leurs débuts au Parti communiste italien (PCI) dans les années 1970, Massimo D'Alema est souvent présenté comme le rival de l'ancien maire de Rome, aujourd'hui candidat au poste de président du Conseil.
Nul signe de mutinerie pourtant dans les entretiens qu'il accorde sur le chemin d'Ischia : "Walter Veltroni fait une campagne brillante et généreuse", juge-t-il, persuadé que la remontée du Parti démocrate se poursuivra jusqu'à l'isoloir.
"DIFFÉRENCIATION DES RÔLES"
Selon les derniers sondages autorisés, le PD avait cinq à sept points de retard sur le Peuple de la liberté (PDL, droite), la nouvelle formation de Silvio Berlusconi.
En raison du mode de scrutin, l'avance de la droite au Sénat est beaucoup plus faible. "Cela ressemblera à un tirage du Loto", résume M. D'Alema, qui ne conteste pas le cap choisi par le leader du centre-gauche.
M. Veltroni a amorcé une simplification du paysage politique en allant aux élections sans les communistes et les Verts, alliés encombrants du gouvernement sortant de Romano Prodi, que M. D'Alema appelle "la gauche idéologique".
Le positionnement du nouveau parti, né à l'automne 2007 de la fusion des Démocrates de gauche (ex-PCI) et de la Marguerite (d'inspiration démocrate-chrétienne), n'est pas simple à expliquer.
En titrant "Je ne suis pas de gauche" un entretien avec M. Veltroni, le quotidien espagnol El Pais a suscité un certain embarras au Parti démocrate.
Le réformisme, tel que le revendique le PD, serait à chercher du côté des démocrates américains. "De Roosevelt à Clinton", aime à préciser M. Veltroni.
Dès 1999, M. D'Alema avait accueilli à Florence le président Bill Clinton pour un sommet sur le "progressisme au XXIe siècle", dont il avait eu l'initiative avec Tony Blair et le chancelier allemand Gerhard Schröder, et auquel Lionel Jospin, alors premier ministre, s'était aussi rendu.
"L'objectif d'un centre-gauche libéré du conditionnement idéologique est d'introduire de forts éléments de libéralisation dans la société sans déchirer la cohésion sociale", souligne M. D'Alema.
Pour autant, cet ancien dirigeant du PCI réfute l'idée d'une rupture avec ses anciens amis : "C'est une différentiation des rôles, pas une fracture, entre une gauche qui a vocation à gouverner et l'autre pas."
Il précise : "Nous maintenons d'ailleurs nos rapports au niveau local." Le Parti démocrate a noué avec l'Italie des valeurs d'Antonio Di Pietro, l'ex-magistrat vedette de l'opération "Mains propres", et avec les laïcs du Parti radical des accords limités qui lui ont permis d'imposer un programme simple, en douze points.
En mettant fin à la saison des coalitions hétérogènes, le Parti démocrate a obligé M. Berlusconi à réduire aussi ses alliances.
M. D'Alema estime que "cette grande opération écologique" visant à éliminer les petites formations apportera la stabilité politique dont manque l'Italie.
Afin que le pays retrouve "l'équilibre perdu dans une série d'alternances névrotiques", Marco Follini, un transfuge centriste, ex-ministre de M. Berlusconi devenu vice-secrétaire du PD, estime que "seul le Parti démocrate peut remplir le rôle de nouvelle Démocratie chrétienne".
La solidité de l'édifice dépendra du résultat obtenu le 14 avril. Un score inférieur à 35 % serait considéré comme un échec de la stratégie de M. Veltroni, estiment les observateurs. Son leadership ne serait peut-être pas remis en question, mais à bien interpréter les critiques discrètement apparues dans ses rangs au cours de la campagne, le PD pourrait voir naître des courants.

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