Lobbying, suite.....

Publié le par Christophe Rossignol

Lobbying dans l’UE : les Verts/ALE veulent plus d’ambition en ce qui concerne la transparence
Bruxelles, le 31 mars 2008 -
Commentant le rapport "Les lobbyistes dans les institutions européennes", qui sera mis au vote ce mardi à la commission des Affaires constitutionnelles, Monica Frassoni, coprésidente du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen et rapporteur fictif sur le sujet a déclaré :
"Le Parlement européen ne doit pas abdiquer face à ses responsabilités en matière d’ouverture et de démocratie. Un registre obligatoire ainsi qu’une déclaration des intérêts financiers pour les lobbyistes doivent être mis en place avant les élections européennes de 2009.
Le lobbying fait clairement partie du paysage politique. C’est pour cette raison qu’il doit être pratiqué selon des règles claires tant pour ceux qui prennent des décisions politiques que pour les lobbyistes dont le rôle est de les influencer.
Hélas, le principal obstacle à une plus grande transparence est le manque de volonté politique.
Le rapport Stubb, avec ses propositions faibles et confuses sur le registre obligatoire et la déclaration des intérêts financiers, donne l’impression que le rapporteur préfère laisser planer le doute plutôt que d’améliorer la transparence autour des prises de décisions.
Si nous voulons nous orienter vers des pratiques plus transparentes, telles qu’elles existent au Etats-Unis, il n’y a pas de doute sur ce qu’il faut faire. Il faudrait créer un registre obligatoire qui révèle le nom du lobbyiste ainsi que des informations sur ses intérêts financiers".
Claude Turmes, vice président du Groupe des Verts/ALE et rapporteur pour avis sur ce sujet à la commission environnement a estimé pour sa part que :
"Le lobbying est une des principales causes de méfiance des citoyens européens vis-à-vis de l’UE et de ses institutions. Si le Parlement européen ne veut pas perdre sa crédibilité, il doit introduire un registre obligatoire ainsi que la déclaration des intérêts financiers des lobbyistes avant les élections européennes en 2009. Le service juridique du Parlement européen a reconnu que cela était possible.
En acceptant des exceptions concernant les "think-tanks" et les juristes, deux acteurs principaux du lobbysme à Bruxelles, le rapporteur, M. Stubb, laisse une porte ouverte aux pratiques du passé. Tout le monde peut créer un "think-tank", mais les pratiques limitées sur le plan éthique ne sont pour l’instant pas proscrites. L’établissement d’une liste noire pourrait dissuader ceux qui ne respectent pas les règles.
Il est inacceptable que des fonctionnaires aient pu passer directement de la fonction publique vers la représentation des intérêts privés spécifiques. Nous demandons également plus de transparence au sein des conseillers, des groupes de haut niveau et des experts de la Commission européenne."

Publié dans Les verts Europe

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