Gouvernement AREVA

Publié le par Christophe Rossignol

Du nucléaire partout : au Japon afin de permettre à chaque Japonais de mieux se souvenir d´Hiroshima et Nagasaki , au Sud, pour soutenir les gouvernement démocratiques tels que l'Algérie, la Libye et les Emirats Arabes Unis.... A quelques jours de l´anniversaire de Tchernobyl, notre gouvernement AREVA ne manque pas d´imagination pour promouvoir "le génie Français" qui rappelons le, a permis que le nuage radioactif ne franchisse pas nos frontières .
Eco-Terre
Paris veut des réacteurs pour le Sud
QUOTIDIEN : lundi 14 avril 2008
Liberation.fr
François Fillon a plaidé pour que, lors du prochain sommet du G8, du 7 a 9 juillet sur l’île d’Hokkaido, le Japon et la France soutiennent ensemble la cause du nucléaire civil dans les pays émergents.
Interdire aux pays du Sud les centrales nucléaires serait «une faute politique» susceptible de provoquer «l’instabilité à terme du monde».
Ces derniers mois, la France a signé des accords de coopération nucléaire civile avec l’Algérie, la Libye et les Emirats arabes unis.
Areva a par ailleurs conclu un accord avec Mitsubishi Heavy Industries pour développer un réacteur nucléaire adapté aux pays émergents.
Le nucléaire, arme absolue contre le réchauffement climatique.
l’occasion de son voyage au Japon, François Fillon a martelé ce message repris dans une déclaration commune avec le Premier ministre Yasuo Fukud : la France et le Japon ne doutent pas du «rôle prépondérant qu’aura l’énergie nucléaire pour la prospérité et le développement durable au XXIe siècle».
Samedi, François Fillon était au nord de l’archipel, sur le site de l’usine de traitement de déchets nucléaires de Rokkasho-Mura, exploitée par la Japan Nuclear Fuel avec «l’assistance» du français Areva.
Hissé au rang de symbole de la coopération franco- japonaise, cet équipement, construit sur le modèle de celui de La Hague, devait entrer en service il y a près d’un an.
Mais le démarrage de l’usine est «une question sensible» glissait un membre de la délégation française. Par souci de sécurité, l’exploitant travaillerait encore sur la phase délicate du retraitement : la vitrification des déchets.
«Soutien». Car au Japon, le nucléaire inquiète toujours.
Tandis que le ministre de l’Economie, Akira Amari, se félicitait devant Christine Lagarde du «puissant soutien» des habitants et des élus de la région, environ 700 manifestants (une grosse manifestation dans un pays peu habitué à cette forme de protestation ) dénonçaient, à quelques kilomètres de là, «le danger environnemental» de Rokkasho-Mura.
L’inquiétude porte sur les séismes : en juillet 2007, un tremblement de terre a endommagé la centrale la plus puissante du monde, celle de Kashiwazaki-Kariwa, qui est fermée depuis.
Calvados. Il faut donc rassurer.
Leader mondial du nucleaire et principal partenaire du Japon (Areva est également associé à Mitsubishi), la France s’y emploie.
Membre de la délégation du Premier ministre, le député de la Manche Claude Gatignol vante l’usine de La Hague.
Comme son clone de Rokkasho-Mura, elle est située à l’écart, sur un bout de côte exposée aux vents de l’océan. La région est célèbre pour ses coquilles Saint-Jacques et pour ses pommes.
Dans le Cotentin, Claude Gatignol a reçu ces dernières années plusieurs délégations d’élus, de pêcheurs et d’agricuteurs de Rokkasho-Mura.
Il leur explique inlassablement que personne, dans sa région, n’a eu à souffrir du retraitement des combustibles usagés.
Bien au contraire : «La Hague, ce sont 3 200 salariés et 5 000 sous-traitants» assure Gatignol.
A ses hôtes japonais, il offre du calvados, produit à dix kilomètres de l’usine. Samedi, à Rokkasho-Mura, le député a épaté son homologue japonais en lui révélant qu’il venait d’être réélu avec 64 % des suffrages alors que commence dans sa circonscription la construction du réacteur EPR.

«Nous sommes très fiers de ce que vous faites ici», a déclaré François Fillon aux techniciens français qui travaillent sur le site. «La France, ce n’est pas seulement le luxe et la mode», a-t-il maintes fois répété au cours de son voyage. A ses côtés, la patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, ne cachait pas son ambition de dépasser bientôt LVMH au Japon.

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