Communiqué de soutien aux " 7 de Nestlé "

Publié le par Christophe Rossignol

Communiqué de soutien aux " 7 de Nestlé "

Les Verts Nord Pas de Calais affirment leur totale solidarité avec les 7 paysans qui sont jugés ce vendredi 25 avril 2008 au tribunal de Douai pour avoir dénoncé, par une action syndicale légitime et courageuse, le pouvoir excessif des industriels de l’agro-alimentaire.

Les Verts défendent une autre agriculture, respectueuse des hommes et de la terre, qui permet de garantir à la fois le droit à un revenu décent pour les paysans, et pour nous tous des produits de qualité, sans OGM, issus de l’agriculture biologique et à des prix accessibles.

A l’heure où se multiplient dans le monde des émeutes de la faim qui mettent en évidence l’échec de l’agriculture productiviste industrielle, le combat des 7 paysans nordistes face au géant multinational Nestlé résonne soudain comme un cri universel.

C’est pourquoi, les Verts seront présents à leur procès à Douai et appellent les citoyens à venir les soutenir.

 

Céline Scavennec

Secrétaire Régionale des Verts NPDC

Articles de la presse locale :

AGRICULTURE
Sept paysans veulent faire le procès de Nestlé vendredi à Douai

Ils sont producteurs de lait, accusés par Nestlé de vol en réunion pour avoir prélevé des yaourts dans une usine de la multinationale en décembre  2004. Les desserts de Cuincy, près de Douai, furent offerts à des associations caritatives à la veille de Noël. Les agriculteurs militants risquent cinq ans de prison.
Les « 7 de Douai » entreront dans la légende des pots de terre contre les pots de fer s’ils parviennent à faire plier le numéro un mondial de l’agroalimentaire vendredi, à la barre du tribunal correctionnel de Douai. « Nous sommes jugés pour avoir défendu notre droit au revenu », plaide Jean-Michel Sauvage, l’un des sept de la Confédération paysanne, rassemblés hier à Lille pour annoncer les enjeux citoyens d’un procès qui symbolise à leurs yeux la défense du droit syndical, contre la baisse du pouvoir d’achat, pour le maintien d’une agriculture paysanne de petites fermes, contre les excès de pouvoir des lobbies agricoles (FNSEA) et des grands distributeurs sous la coupe des industriels de l’agroalimentaire… Le 20 décembre 2004, la Confédération paysanne mobilise pour dénoncer les baisses successives du prix du lait payé par les industriels aux agriculteurs.
Une cinquantaine de militants font irruption sans violence dans l’usine Nestlé de Cuincy pour y prélever des desserts lactés d’une valeur correspondant aux 27 jours de travail non rémunérés entre 2002 et 2004, soit 2 000 E de produits distribués dans les quartiers défavorisés de Lille et à la veille de Noël. Vendredi, les sept inculpés identifiés par Nestlé devront répondre à la qualification de vol en réunion, la multinationale réclamant 10 000 E en réparation du préjudice subi. Deux gardes à vue, une mise en examen, des pressions sur les collectes avec l’angoisse de la fermeture des fermes pour ce qui relève à leurs yeux, d’abord, d’une « action syndicale » : les sept entendent bien faire de leur procès une tribune politique.

Baisse du revenu
Si le prix du lait flambe (lire ci-dessous), il aura connu treize baisses consécutives entre 2002 et 2005. Le prix du lait ne couvre plus les charges et ne paye plus le travail de nombreux paysans. Plus de 30 000 producteurs ont disparu en quatre ans en France, le revenu des producteurs de lait a chuté de 8 % en 2007 et 40 % des paysans ont aujourd’hui un revenu inférieur au SMIC. « Nous n’avons pas le droit de grève ! Les vaches, il faut les traire », répète Bernard Coquelle.
Un rassemblement est prévu vendredi à 11 h à la chapelle de la Maison des associations à Douai. Prises de parole, repas paysan solidaire, défilé à 13 h vers le tribunal et à 14 h, pendant le procès, un débat public à la Maison des associations sur le thème riche : « À qui profite le prix du lait  ? ». • 
YANNICK BOUCHER

Nord Eclair - 23/04/2008

Sept agriculteurs devant les juges

Vendredi 25 avril, sept cultivateurs de la région passent devant le tribunal de Douai pour une action de la Confédération paysanne contre l’usine douaisienne de Nestlé. « Vol en réunion » a estimé le procureur.

L’action se déroule le 20 décembre 2004 alors que le prix du lait payé à la production était très nettement à la baisse. « Or, en valeur, le lait est l’activité principale des agriculteurs du Nord et du Pas-de-Calais », précise un responsable de la Confédération paysanne. En plein jour, sans violence et sans effraction, 2 000 euros environ de produits finis sont embarqués chez Nestlé par les syndicalistes. Il s’agit essentiellement de yaourts et de profiteroles industrielles. Ces produits sont redistribués gratuitement dans le quartier lillois de Wazemmes.
Une action spectaculaire destinée à médiatiser « l’écart entre le prix payé aux producteurs et le prix aux consommateurs ». Deux années plus tard, des gardes à vue sont opérées à l’aide, essentiellement, des numéros de voitures des militants relevés sur place. Vendredi, c’est donc le procès et, hier mardi, une conférence de presse se tenait chez Morel, un restaurant lillois.
Ils étaient venus, ils étaient tous là. Les sept militants de la confédération paysanne poursuivis et leur avocat, Me Emmanuel Riglaire, accompagné pour l’occasion de « Brownie », sa chienne labrador. Ambiance conviviale donc pour un dossier néanmoins important : « Évidemment, c’est un vol, difficile de le nier d’un point de vue juridique. Mais, bien sûr, le tribunal va entendre les circonstances tout à fait particulières », résume M e Riglaire.


« Nous sommes pieds et poings liés »
Pour les responsables de la Confédération paysanne, « on n’appelle pas ça du vol, on appelle ça une tentative d’inversion du rapport de force ». Isabelle D., une agricultrice du Pas-de-Calais, précise : « Nous ne pouvons pas choisir réellement la société qui va venir ramasser notre lait, nous ne pouvons pas faire grève non plus, nous sommes pieds et poings liés. À l’époque, nous voulions envoyer un message fort » . Un paysan de Nomain ajoute : « Jamais la baisse des prix du lait n’est répercutée. Par contre, la hausse se sent immédiatement dans les rayons des supermarchés. Au fond, nous avons les mêmes problèmes de pouvoir d’achat que les salariés de la Redoute à Roubaix de Coca-Cola à Dunkerque en grève actuellement ». Vendredi midi, à Douai, un barbecue militant sera organisé avant le procès. • DIDIER SPECQ
 

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Dubois 19/09/2008 15:37

DUBOIS Thierry Pralong, le 16/09/2008
Les Daguets 42 600 Pralong
Tel : 04 77 97 11 38 Journaliste



Affaire: Dubois Thierry / NESTLE PURINA PETCARE
- Plainte au pénal et au prud’homme contre la société Nestlé Purina Petcare.




Depuis 4 ans, nous sommes 4 personnes à nous battre en justice contre la société Nestlé Purina Petcare pour faire reconnaître nos droits et les abus dont nous avons été victimes. Depuis 4 ans, nous avons été convoqués 10 fois au prud’homme de Montbrison et subit 3 décisions de radiations (alors que c’est interdit lorsque c’est en attente de statuer) et attendu plus de 2 ans la réponse au pénal. Il nous a fallu attendre 4 ans, malgré de multiples relances pour avoir les éléments du dossier de la partie adverse et nous attendons toujours leur conclusion, ainsi que celle du procureur de Montbrison sur l’avis de classement sans suite du 14 mars 2007 des plaintes au pénal. Il faut ajouter qu’il nous a été impossible de pouvoir avoir un juge d’instruction pour lancer cette affaire ( réponse évoquée « c’est un dossier délicat et politique » ). La gendarmerie de Montbrison n’a pas voulu prendre la plainte au pénal de Madame METAIL pour le suicide et le harcèlement moral qu’a subi son mari.

C’est un vrai parcours du combattant et nous sommes en face d’un mur. Il est difficilement concevable, de voir avec quelle facilité la société Nestlé Purina Petcare peut faire des reports et bloquer toute recherche de la vérité.
Sur des faits aussi graves que : le harcèlement moral allant dans certains cas jusqu’aux suicides (3 personnes), intimidation, menaces et chantages, non respect du contrat de travail (intérimaire, CDD et CDI), création de faux, non respect de la sécurité sur le site, chantage à la recherche d’emploi et création d’entreprise, détournement d’argent ; nous avons l’impression qu’il nous est interdit de nous défendre et de demander que justice soit faite contre une multinationale comme Nestlé, qui semble au de là des lois, et de la justice . En effet, dans le cadre de recherche d’emploi, les futurs employeurs sont influencées systématiquement en notre défaveur, un plaignant a été exproprié de façon radicale (par une personne ayant été impliqué directement dans la société).
Nous continuons à subir des pressions énormes pour que nous cédions à nos demandes juridiques, mais aussi professionnelles voir personnelles. Il est impensable de pouvoir prétendre à que justice soit faite, lorsque en même temps, les accusés se permettent de vous bloquer sur toutes vos démarches et mène une guerre d’usure, tel un siége. Et la justice ne fait rien, elle semble indifférente à ces pratiques.
Les pressions sont faites sur la recherche d’un emploi avec contact de votre futur employeur, des pressions sur des possibilités de prêt bancaire pour l’achat d’une maison, une expropriation de votre bien, des pressions sur vos avocats (menaces), des pressions sur des associations qui défendent les particuliers, des pressions sur la création de votre entreprise ( avec des contacts fournisseurs et clients).
Est-il possible de prétendre avoir un jugement cohérent face à autant d’acharnement et de chantage ? Et, il faut ajouter à cela des pressions sur les témoins de l’affaire qui risquent de perdre leur travail, s’ils ne changent pas la version des faits. La justice est bien vite pressée de refermer le dossier.
Dans celui-ci, l’inspection du travail de St Etienne ne comprend pas pourquoi les plaintes au pénal non pas abouties ( incohérence des dossiers) !! L’ANPE s’étonne qu’une personne avec un tel CV ne trouve pas d’emploi…..
Notre avocate a relancé plusieurs fois la demande auprès du procureur, sans aucun succès. Si notre dossier est vide, nos plaintes non justifiées, pourquoi cette affaire prend donc autant de temps, pourquoi la partie adverse s’acharne donc autant contre nous, il parait évident que certaines choses dérangent…..
Ce qui est clair par contre, c’est qu’on laisse pourrir la situation et on donne le temps à la partie adverse de nous détruire et de cacher tous les éléments du dossier. Le harcèlement moral continue de plus belle avec l’indifférence de la justice. D’autant plus que ce n’est pas le seul contentieux que Nestlé a en date d’aujourd’hui.
S’il faut plus de 5 ans pour juger un licenciement abusif, comment font financièrement les familles pour tenir pendant cette durée ? C’est tout simplement impossible, et on se trouve dans une autre forme de chantage. Il est donc impossible de se défendre en France. De plus, nous constatons que le dossier est instruit à décharge, et que l’on recherche tout ce qui peut être compromettant à l’encontre des plaignants avec des écoutes téléphoniques et des pressions sur tous les besoins élémentaires.
J’ai personnellement construit un dossier, où des témoignages sous serment, des preuves écrites (ex : e-mail), contrats, documents licites …… , soit près de 400 pages .
Faut-il attendre 10 ans, ou 20 ans pour connaître la vérité sur des dossiers avec des preuves aussi évidentes ?
Je demande des éclaircissements sur ce dossier, et si un jour il pourra être traiter convenablement par notre justice.
Nous devons passer le 2 mars 2009 à 14h30 au prud’homme de Montbrison, s’il n’y a pas encore de report injustifié. Il est clair, que nous sommes bien loin des comparutions immédiates.
Nous nous demandons, qui peut faire contre poids face au multinationale comme Nestlé ?

Je reste à votre disposition pour des informations complémentaires dont vous auriez besoin. Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.



Thierry DUBOIS

Christophe Rossignol 22/09/2008 19:22


Bon courage
Face á des multinationales, il est trés difficile d´agir tant leur pouvoir est fort, il faudrait que les consommateurs fassent davantage pression, si en théorie en France le boycott est interdit il
est pourtant facile de faire comprendre que nous avons tous un pouvoir : celui de ne pas acheter des produits d´entreprises qui ne respectent ni le droit social, ni le droit environnemental.