Anniversaire de Tchernobyl: des rassemblements dans toute la France

Publié le par Christophe Rossignol

NB, il y avait également un rassemblement à Tours.
STRASBOURG, 26 avr 2008 - Avec des masques blancs, des mimes ou des fleurs, des centaines de militants antinucléaires ont manifesté par petits groupes, un peu partout en France, à l'occasion de la Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire marquant le 22e anniversaire de Tchernobyl.
Quelque 130 rassemblements, tragiques ou drôles, ont été organisés samedi devant les mairies, les monuments aux morts, les hôpitaux ou les centrales nucléaires de l'Hexagone.
Malgré le faible nombre de participants, -- souvent quelques dizaines seulement--, le réseau "Sortir du nucléaire" (plus de 800 associations fédérées), à l'origine de cette journée d'action, s'est félicité de son succès et a appelé samedi à une "manifestation européenne" à Paris le 12 juillet.
Les rassemblements les plus importants ont eu lieu à Flamanville (Manche) où près de 150 personnes, selon les gendarmes, ont manifesté contre la centrale nucléaire et le futur réacteur nouvelle génération EPR. A Nantes, ils étaient plus de cent devant le CHU de Nantes pour réclamer "l'indépendance de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) par rapport à l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).
Sur un mode ironique, des militants de Laval ont fait don à EDF de ferraille à béton, puisque "EDF, AREVA, Bouygues et consorts n'ont pas les moyens de ferrailler correctement les fondations de l'EPR de Flamanville".
A la grande braderie de Chambéry, Sortir du nucléaire se vantait de casser les prix sur les réacteurs nucléaires, et à Lyon, des militants distribuaient des "noix de Tchernobyl" et des pastilles d'iode en souhaitant malicieusement "un deuxième Tchernobyl" aux passants. Sur leurs pancartes, on pouvait lire "Tchernobyl le nuage s'est arrêté à la frontière Ouf !".
Une petite centaine de personnes vêtues de noir et de masques blancs portant le logo nucléaire ont manifesté aussi devant le centre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône) et planté des croix en bois sur un rond-point, simulant un cimetière.
Puis le groupe a déployé une banderole "Tchernobyl, 26 avril 1986; Cadarache, quand?".
A Brignoles (Var), une dizaine de manifestants s'est réunie derrière un cercueil et une couronne mortuaire à la mémoire des victimes de Tchernobyl, déposés ensuite devant la sous-préfecture.
A Strasbourg comme dans plusieurs villes, les sympathisants étaient appelés à apporter une fleur ou un bouquet pour exprimer leur deuil.
A Fessenheim (Haut-Rhin), une quarantaine de militants portant un masque blanc muni du logo nucléaire se sont rassemblés devant la plus vieille centrale nucléaire du parc EDF. Le sénateur-maire haut-rhinois Jacques Muller (Verts) a souhaité que l'Alsace soit la première région de France qui démantèle sa centrale et devienne du même coup un modèle pour l'Europe.
A Tourcoing, près de Lille, une cinquantaine de militants Verts et de sympathisants ont participé à un "die-in" devant un local EDF, en s'allongeant par terre et en dessinant la forme de leur corps à la craie sur le trottoir.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté dans le calme dès vendredi à Bordeaux, sous l'égide du président de Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, ainsi que samedi matin dans le centre de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) où les militants sont ensuite allés déposer des gerbes de fleurs devant un bâtiment de la société Areva.
D'autres manifestations ont réuni plusieurs dizaines de personnes à Paris, Toulon et Toulouse, une soixantaine à Rennes, 55 à Angers, 50 à Redon (Ille-et-Vilaine), ancien fief d'Alain Madelin qui était ministre de l'Industrie au moment de la catastrophe, une quarantaine au Havre et 20 à Dieppe.

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