Création du réseau Cléo (Collectivités Locales Eoliennes)

Publié le par Christophe Rossignol

Vous trouverez ci-dessous, 2 articles concernant la création du réseau Cléo (Collectivités Locales Eoliennes)

Remarques : 

Etaient également présents des éluEs régionaux puisque Maguitte Chichereau, présidente de la commission énergie de la Région Rhône-Alpes, et moi-même  en tant que conseiller régional du Centre y participions.

Lors de cette réunion, outre les aspects techniques développés, fut évoquée la nécessité pour les éluEs de réagir rapidement face au lobby anti-éolien. Il est en effet á craindre que le décret préparé en catimini pour le gouvernement de classer les éoliennes en  ICPE en France soit publié bientôt (dans le cadre du grenelle ! ). Il fut rappelé que cette disposition avait été rejetée à l'unanimité par les membres du comité opérationnel « énergies renouvelables » du Grenelle, et qu'elle fut  dénoncée á la fois par les grandes organisations  de protection de l'environnement et les professionnels. Le risque est grand que cesse tout projet éolien en France si ce décret est promulgué. 

Nombres de participants ont par ailleurs soulignés la qualité de la tribune de la FNEPPEP publiée dans le Monde (lire sur ce blog).

Précision :   

La FNEPPEP participera aux actions engagées par le réseau Cléo.


Des communes veulent défendre leurs éoliennes

http://www.la-croix.com/photo2/index.jsp?docId=2349924&rubId=4085

 

Une quarantaine de communes ayant des parcs ou des projets d’éoliennes créent mardi 16 septembre à Lyon le réseau Cleo des collectivités locales éoliennes

 

Le parc éolien de la Citadelle est l’une des fiertés de Saint-Agrève et de la communauté de communes du Haut-Vivarais (Ardèche). « On a tout étudié avec des architectes paysagistes pour que les éoliennes soient situées à plus de 400 mètres d’une habitation, qu’elles évitent les couloirs de migration des oiseaux et les zones Natura 2000 et n’aient pas d’impact sur le paysage, surtout sur la vue du mont Gerbier-de-Jonc », résume Alain Cabanes, président de la communauté de communes au moment du projet en 2001.

 

Le choix final du site a reçu l’approbation de la commission des sites et des paysages et du parc naturel régional des monts d’Ardèche. Résultat : depuis un an, six éoliennes surplombent du haut de leur 85 mètres la forêt et sont reliées par un câble souterrain au réseau électrique.

 

« Il nous a fallu près de sept ans pour réaliser le projet et nous n’avons pas eu d’opposition organisée parmi les 4 000 habitants. Au contraire, ce projet participe à la revitalisation de nos territoires et l’an dernier, les éoliennes ont même attiré 1 600 visiteurs », explique Alain Cabanes.

 

Le cas de la Citadelle sera l’un des modèles cités en exemple mardi 16 septembre à Lyon, où le comité de liaison des énergies renouvelables (Cler) et Amorce – l’association réunissant 314 collectivités locales s’intéressant à la gestion des déchets et aux réseaux de chaleur – créent Cleo, le réseau des collectivités locales éoliennes.

 

Pour sa première journée d’existence, celui-ci regroupe une quarantaine de collectivités. « On veut à la fois riposter contre la montée en puissance du discours anti-éolien, défendre les intérêts de ces collectivités et développer les bonnes pratiques », résume Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce.

« Éoliennes, nouveau souffle ou vent de folie ? »

L’idée ? Qu’il n’y ait plus de ratés comme à Domptail-en-l’Air ( Meurthe-et-Moselle) où le projet éolien a été rejeté par 41 habitants contre 15 lors d’un référendum local le 6 septembre dernier.

 

« L’éolien fait partie de la palette de nos actions pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, fait valoir Alain Cabanes. Nos six éoliennes devraient produire plus que les 30 millions de kWh prévus. Les 80 000 € de taxe professionnelle qu’elles rapportent chaque année nous permettent de poursuivre notre politique d’économies d’énergie pour baisser les consommations de fioul des bâtiments publics et construire une chaufferie bois pour le village de Saint-Agrève. »

 

Tout au long de l’été, l’éolien a fait l’objet de critiques largement alimentées par un rapport de l’Institut Montaigne : « Éoliennes, nouveau souffle ou vent de folie ? » dénonçant le coût exorbitant de ces installations et leur inutilité, en raison de l’origine nucléaire de l’électricité produite en France.

 Or Vincent le Biez, l’auteur du rapport, reconnaît lui-même que l’éolien se substitue aux trois quarts à l’électricité d’origine fossile (charbon et gaz).

 « Son prix de rachat à 82 € le MWh ne peut donc pas être comparé aux 40 € du coût de production actuelle de l’électricité nucléaire, mais au prix de marché de l’électricité, soit 65 € »  fait valoir Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

 

« De plus, en raison de la hausse attendue du prix du marché, le surcoût de l’éolien sera nul dans quelques années », poursuit-il.

« Le prix de rachat de l’éolien n’a rien d’exorbitant »

La jonction prix de l’éolien-prix de marché pourrait même se produire rapidement. « Dernièrement, les prix ont fréquemment atteint les 70-80 € », précise-t-on dans l’entourage du ministre de l’écologie et du développement durable Jean-Louis Borloo.

 

Les nouveaux exploitants de parcs peuvent d’ailleurs l’apprécier chaque jour. L’arrêté fixant l’obligation de rachat par EDF de la production éolienne ayant été annulé par le conseil d’État en août dernier en raison d’un vice de forme, les exploitants sont dans l’obligation de vendre leur production au prix du marché en attendant le nouvel arrêté qui leur permettra de signer un contrat de rachat à prix garanti avec EDF.

 

« Preuve que le prix de rachat de l’éolien n’a rien d’exorbitant, l’Allemagne vient de l’augmenter à 90 €/MWh », justifie André Antolini, directeur du syndicat des énergies renouvelables. Sans compter les émissions de CO2 évitées grâce à l’éolien, évaluées à 1,65 million de tonnes pour 2008.

 

Marie VERDIER



La Gazette des communes 

Des élus créent un réseau des collectivités locales éoliennes.

Les élus des communes dotées de parcs éoliens, en fonctionnement ou en projet ont décidé de se constituer en réseau des “Collectivités Locales Eoliennes” (Cleo), à l’issue d’un colloque qui s’est tenu le 16 septembre 2008 à Lyon.

 

Cleo intègre Amorce <http://www.amorce.asso.fr/> , association nationale de collectivités, associations et entreprises spécialisées dans la gestion des déchets et de l’énergie, qui assurera le démarrage et le fonctionnement du nouveau réseau. Selon Alain Cabanes, élu de Saint-Agrève (Ardèche), “Cleo intéresse un potentiel de 500 communes dont la moitié a déjà un parc éolien sur son territoire, et l’autre moitié qui a un projet d’implantation d’éoliennes”.

 

La première rencontre de Cleo a porté sur le retour d’expériences de plusieurs élus. Ils ont souligné notamment la nécessité de pratiquer la concertation en amont des projets “en informant au maximum et dans la plus grande transparence”, et passé en revue plusieurs points techniques (périmètres de Zone de développement éolien (ZDE), raccordement au réseau, taxe professionnelle, etc). Cleo prévoit ainsi l’édition de trois guides 

- sur “la bonne concertation à mener”;

- sur la fiscalité des parcs éoliens (définition de la base d’imposition de la taxe professionnelle) ;

- et un contre-argumentaire aux critiques vis-à-vis de cette énergie. 

Dans l’immédiat, le plus urgent pour Cleo est d’agir pour réviser deux dispositions du Grenelle 2 prévoyant de soumettre les éoliennes à la procédure des installations classées pour la protection de l’environnement, et d’accorder au préfet le pouvoir de décider des ZDE à la place des élus. 

Claude Ferrero   

Publié dans Conseil Régional

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