" Urgence climatique, justice sociale " Mobilisons nous !

Publié le par Christophe Rossignol


La dégradation écologique de la planète s'accélère et les nouvelles
prévisions scientifiques sur le dérèglement climatique soulignent la
gravité de la situation. Des mesures pour y répondre existent. Il est
maintenant urgent de les mettre en œuvre. C'est le sens de cet appel.

Le prix de l'inaction est déjà trop lourd pour les sociétés qui voient
s'approfondir les inégalités sociales et environnementales. Les plus
touchés sont les peuples les plus pauvres, les classes sociales les
plus défavorisées.

La France déclare avoir fait du climat et de l'énergie une de ses
priorités pour sa présidence de l'Union européenne. Les 4 et 5
décembre 2008, pendant la présidence française de l'Union européenne,
se tiendra à Paris le Conseil des ministres de l'environnement. Dans
le même temps se réunira à Poznan, la Conférence des Nations unies sur
le changement climatique, dernière étape avant le sommet de Copenhague
en 2009 et la mise en place de la seconde période d'engagement du
protocole de Kyoto.

Enfin, le 6 décembre, la journée mondiale du climat sera l'occasion,
pour les citoyens, de se mobiliser.

Des rencontres cruciales pour la planète et pour les sociétés vont
donc se tenir fin 2008 et en 2009 !

Certes, les objectifs " climat-énergie " votés par le Conseil européen
en mars 2008 contiennent des avancées. Mais cela reste un plan a
minima, très en deçà des urgences de l'heure. Ce sont à présent des
mesures radicales que l'Europe doit prendre pour la maîtrise de
l'énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans
les secteurs-clé des transports, du bâtiment, de l'industrie et de
l'agriculture.

Ces mesures doivent être débattues démocratiquement et faire l'objet
de politiques publiques audacieuses, passant outre aux intérêts des
grands lobbies, notamment ceux de la route et des hydrocarbures, et de
tous ceux qui profitent ou se moquent de la poursuite des gaspillages
et des hausses de prix qui en résultent, dont les populations, au Nord
comme au Sud, sont désormais les victimes. Elles doivent également
écarter les fausses solutions comme la fuite en avant dans le
nucléaire ou le développement des agro-carburants. Le nucléaire,
technologie coûteuse et porteuse de risques majeurs, ne peut en aucun
cas être la réponse à la dégradation écologique et aux dérèglements
climatiques. Les agro-carburants industriels sont inefficaces dans la
lutte contre le réchauffement climatique, posent de nombreux problèmes
environnementaux et, surtout, aggravent la crise alimentaire qui
menace la planète.

Pour que l'Union européenne s'engage dans une politique déterminée,
soucieuse des équilibres écologiques et sociaux et donc porteuse d'une
politique de sobriété et d'efficacité énergétique ; pour qu'elle fasse
entendre cette volonté dans les négociations internationales en cours,
où elle doit notamment porter l'engagement d'une réduction de 30% des
émissions des pays industrialisés comme minimum pour 2020 et la
nécessité d'un soutien financier des pays en développement pour leur
réduction des émissions et leur adaptation.

La mobilisation des citoyens et de leurs organisations est impérieuse !

C'est pourquoi nous appelons les associations de défense de
l'environnement, les syndicats, les associations de solidarité
internationale, et plus généralement tous les citoyens, ainsi que les
représentants des territoires qui voudront nous rejoindre, à nourrir
le débat public et à construire ensemble une campagne qui nous
permette de nous mobiliser pour ces échéances cruciales, fin novembre
2008 et en préparation du sommet de Copenhague en 2009.

Premières organisations françaises signataires : Action consommation,
Alofa Tuvalu, Amis de la Terre, ATTAC, CADTM, Cinémas Utopia,
Confédération paysanne, Fondation Copernic, CRID, FNEPPEP (Fédération
Nationale des Elues Pour la Promotion des énergies Propres), FSU,
Greenpeace, IPAM, LPO, MDRGF, Nord Ecologie Conseil, 4D, RAC (Réseau
action climat), Réseau Féministe Ruptures, Réseau Sortir du nucléaire,
Solidaires, Survie, TEO France, WWF.

Appel soutenu par : AlterEcolo, Alternatifs, Collectifs unitaires,
LCR, les Verts, Objecteurs de croissance, ZEP

Commenter cet article