Mobilisation contre la libéralisation des droits de plantation des Vignes

Publié le par Christophe Rossignol

 

RABELAIS François « Le vin est ce qu'il y a de plus civilisé au monde »

 

Dans le cadre de la réforme de l’Organisation Commune du Marché viti-vinicole (OCM Vin), la Commission européenne a élaboré en 2007 une proposition législative prévoyant une libéralisation des droit de plantation des vignes à compter du 1er janvier 2016.

En France le ministre de l'agriculture français Michel Barnier, membre du gouvernement Fillon , ne s'opposait pas à la commission. 2007, c'était l'époque pas si lointaine ou les tenants de l'ultra libéralisme et de la déréglementation imposaient leur idéologie sans se soucier des conséquences que nous connaissons désormais.

 

Pour la viticulture, les conséquences de cette libéralisation seraient une diminution de la qualité de la production, elle encourage l'uniformisation et aussi la perte de la notoriété attachée aux terroirs. Elle aurait un effet dévastateur sur la qualité du vin et sur les petites exploitations viticoles. Elle provoquerait inévitablement de la surproduction, accompagnée d’une chute des prix et des revenus des viticulteurs. Cette déreglementation aura également un impact négatif sur les paysages et la biodiversité.

Cette libéralisation aura donc des conséquences néfastes sur l’économie, l'emploi l’aménagement du territoire, les paysages, le tourisme et l’environnement et bien sur le vin et la culture du vin.

 

A ce jour malgrè une forte mobilisation :

- Des vignerons et fédérations de vignerons

- De 16 états membres de l'Union Européenne (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Espagne, France, Finlande, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal République Tchèque, Roumanie, Slovaquie ) qui réprésentent 98 % de la production viticole.

- Des parlementaires Européens

- DE La Fédération européenne des vins d’Origine (EFOW - European Federation of Origin Wines), de l'AREV ( Assemblée des Régions Européennes Viticoles), de l' ANEV ( Association Nationale des Elus de la vigne et du Vin) et 1800 collectivités locales et territoriales françaises

il existe des craintes fondées que l'aveuglement de la commission puisse conduire à maintenir la libéralisation des droits de plantation.

Si la Commission, a fait un timide geste en créant en janvier « un groupe de réflexion à haut niveau » sur ce sujet, il convient d'amplifier la mobilisation et de contraindre la commission européenne à abandonner définitivement cette directive. Aux cotés des vignerons et des élus, les amateurs de vins et tous ceux qui aiment la culture de la vigne  doivent faire pression sur la commission européenne.


Pétition à diffuser sans modération : Envoyez un message au commissaire chargé de l'Agriculture et du développement rural Européen CIOLOS Dacian dacian.ciolos@ec.europa.eu

 


A notez : si la commission refuse de faire marche arrière, un grande manifestation d’envergure européenne sera organisée à Bruxelles à l’automne 2012

Merci de votre participation








 

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