Pas d'OGM dans nos vignes !

Publié le par Christophe Rossignol

Rabelais, réveille-toi ils sont devenus fous !

 

L'INRA (Institut national de la recherche agronomique) a déposé auprès du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche une demande d'autorisation pour la prolongation d'une expérimentation en plein champ de porte-greffes de vigne génétiquement modifiés, mise en place en 2005. Les expérimentations au champ sur des plantes génétiquement modifiées sont strictement réglementées. Elles doivent recevoir au préalable une autorisation délivrée par le Ministre chargé de l'Agriculture après accord du Ministre chargé de l'Environnement. La décision est prise après une évaluation par le Haut Conseil des biotechnologies et une consultation du public. La consultation est ouverte du 9 au 30 avril sur la demande d'autorisation pour la prolongation d'une expérimentation en plein champ de porte-greffes de vigne génétiquement modifiés.

Les OGM présentent des risques de dissémination incontrôlables dans l’environnement. Les risques de perte de la typicité des vins sont élevés de plus l’utilisation d’OGM serait une décision lourde de conséquence car nous ne pourrions sans doute pas revenir en arrière. Pour faire connaître votre opposition à cette expérimentation, rendez vous sur le site suivant :

http://www.ogm.gouv.fr/experimentations/consultation_public/consultation_public.htm

 

N'hésitez pas non plus à envoyer un courrier aux ministres de l'environnement et le l'agriculture : 

Ministère de l’Écologie, de l’Énergie du Développement durable et de la Mer Grande Arche Tour Pascal A et B 92055 La Défense CEDEX Téléphone tél :01 40 81 21 22

Ministère de l'agriculture et de la pêche 78, rue de Varenne 75349 Paris 07 SP 01 49 55 49 55

 

Pour information : Dans un jugement du 30 septembre 2009, à la demande de France Nature Environnement (FNE), le tribunal administratif de Strasbourg avait annulé l’autorisation de l’essai des vignes aux porte-greffes génétiquement modifiés .

Depuis 2005, l’Inra menait cette expérimentation à Colmar sur ces vignes supposées résistantes au virus du court-noué. La décision du tribunal intervient quatre ans après le recours de FNE alors que les pieds furent détruits le 7 septembre dernier. Le tribunal administratif fonde son annulation sur l’incompatibilité de l’autorisation avec la directive européenne 2001/18 qui encadre les OGM. La directive impose des rapports périodiques sur les conséquences environnementales et sanitaires de l’essai qui pourraient apparaître après son achèvement. Or l’autorisation n’exigeait pas cela de l’Inra, alors même que, selon le tribunal, « le dossier de demande d’autorisation faisait état du développement possible de rejet sur les porte-greffes transgéniques et prévoyait leur élimination durant une période de dix ans suivant la fin de la dissémination ».

 

 

Pour en savoir plus sur les OGM : http://www.infogm.org/

 

Le SIVCB s’oppose à ces essais car : Les essais OGM portent sur des portes greffes résistants au cours noué. Cette maladie ne pose pas de problèmes graves aux vignerons conduisant leurs parcelles en bio-dynamie. Nous jugeons ces essais inutiles et constituent donc un gaspillage de ressources humaines et d’argent. Même dans le cadre d’essais réglementé, l’Inra n’est pas capable de garantir la non dispersion de plants (une personne a été capable d’approcher la parcelle pour couper les plants). Les plants OGM vont à l’encontre des pratiques des vignerons bio et bio-dynamiques et il ne sera pas possible de garantir une non contamination entre parcelles le jour où ces plants seront mis en place dans les vignobles. Toute modification du matériel végétal entraîne une modification du goût des vins et de leurs caractéristiques liées à leur origine. La plantation de vignes sur du matériel génétiquement modifié provoquera, tout comme les clones modernes ont su le faire récemment, une standardisation de nos produits, une perte de caractère et un affaiblissement du terroir dans nos vins. Si ces recherches continuent, l’aboutissement à terme sera la création de plants qui ne seront plus en mesure de produire des grands vins. Sans vouloir faire le procès des plants OGM, nous constatons sur l’appui de statistiques internationales, que le développement de cultures OGM dans les pays où elles sont autorisées ne fait pas baisser les quantités de produits chimiques et autres pesticides utilisés, bien au contraire, il y a souvent augmentation. La culture bio et bio-dynamique n’est pas facile, mais elle a le mérite du succès qualitatif sans créer de problèmes de pollution ou de santé.

http://www.biodyvin.com/index2.php

 

Publié dans Mobilisation

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